Archive pour la catégorie ‘Nutrithérapie’
L’acide lipoïque
L’acide alphalipoïque, également appelé acide thioctique est une substance d’une part apportée par l’alimentation, mais aussi fabriquée à partir de l’acide octanoïque par l’organisme, parfois en quantité insuffisante, à partir de la cystéine. Amphiphile, il exerce une activité antioxydante tant en milieu hydrophile ou aqueux (comme la vitamine C) qu’en milieu lipophile ou graisseux (comme la vitamine E et le ß-carotène).
On le trouve principalement dans les abats, la levure, les feuilles vertes (brocolis, épinards), carottes, betterave…Les compléments alimentaires sont mieux assimilés hors des repas.
Indications de l’acide alpha lipoïque
Antioxydant
Sa double propriété lui permet d’agir comme antioxydant tant au niveau des membranes cellulaires lipidiques qu’au niveau des parties intra- et extracellulaires aqueuses. Il optimise ainsi les capacités fonctionnelles des vitamines C et E et du coenzyme Q10. Il soutient une synthèse accrue de glutathion et neutralise ainsi les radicaux libres.
Fonctionnement du système nerveux
En tant que cofacteur de réactions enzymatiques impliquées directement ou indirectement dans l’oxydation du glucose, il optimise l’équilibre glycémique et la production d’énergie intracellulaire (ATP). En tant qu’inhibiteur de la pyruvate déshydrogénase kinase, il favorise la forme active du complexe de la pyruvate déshydrogénase. Ceci, couplé à ses propriétés amphiphiles l’autorisant à passer la barrière hémato-encéphalique, lui permet d’optimiser le fonctionnement du système nerveux grandement dépendant d’un couplage parfait entre la glycolyse et le cycle de Krebs.
Diabète
L’acide lipoïque stimule la captation du glucose par les cellules par une voie différente de celle des récepteurs insuliniques. D’après une étude parue en 2004, la prise orale de 600 mg diminue de 25% l’insulinorésistance après 4 semaines de traitement.* Il réduit la glycation et donc les complications du diabète. Enfin, des études récentes soulignent l’intérêt pour l’acide alpha-lipoïque dans le cadre de la prise en charge des neuropathies diabétiques.
Anti-obésité
L’acide alphalipoïque exerce des effets anti-obésité en diminuant la prise alimentaire par suppression de l’activité d’une protéine kinase dépendante de l’AMP au niveau de l’hypothalamus, et en augmentant la dépense énergétique activant la même protéine au niveau périphérique.
Effets secondaires
-Maux de tête, troubles gastriques, affections cutanées
- il faut faire attention à d’éventuelles hypoglycémies si on ajoute l’acide lipoïque à un traitement traditionnel pour le diabète. Il est important de faire ce traitement sous le contrôle d’un médecin.
- effet chélateur sur le fer
*diabet met 2004, conférence trivida, Propriétés diététiques et médicinales des aliments et épices par le Dr Wuyts
Remèdes naturels de la déchirure musculaire
La déchirure musculaire est la lésion musculaire la plus intense et elle est potentiellement grave. La douleur est intense, « foudroyant » le sportif en pleine action. La mobilisation est impossible.
Il faut faire un diagnostic pour différencier le claquage de la déchirure. Ceci peut être accéléré par des techniques radiologiques.
Consulter
Il faut consulter le plus vite possible pour avoir un diagnostic et entreprendre un traitement adéquat.
Diagnostic
La déchirure musculaire est un traumatisme du muscle. Il existe différents degré de contusions musculaires, qui vont de l’écrasement de quelques fibres à la véritable déchirure du muscle avec broyage des fibres. En fonction de l’intensité du traumatisme, un hématome, c.à.d. une accumulation de sang dans les tissus, ou une ecchymose, autrement dit un bleu, apparaîtra.
Dans les cas les plus graves, le sang peut coaguler et former un caillot (urgence médicale).
Remèdes naturels
A associer éventuellement à un traitement classique. ! certains médicaments liquéfient le sang et l’usage de certains produits naturels doit alors être évité.s (ex : les oméga 3).
Le premier réflexe
Mettre du froid
Nutrithérapie
- Vit C
- Flavonoïdes : ils renforcent les vaisseaux sanguins. Les flavonoides sont utiles quand il y a inflammation du tissu conjonctif. Les sources naturelles sont le thé vert, le vin rouge, les pépins de raisin (OPC ou picnogénols), l’extrait de myrtille, les citroflavonoïdes, la rutine, l’hespéridine, le ginkgo ; il y a synergie entre les différentes familles, préférez des associations plutôt que des méga doses. Préférez les consommer le matin et midi car ils sont dynamisants. Evitez de les prendre avec un repas gras car leur catabolisme hépatique est alors ralenti.
- La bromélaïne : Enzyme présente dans l’ananas. Elle a une action anti-inflammatoire en analgésique. L’ananas accélère la guérison des traumastismes. Pour cela il faut consommer de l’ananas cru hors des repas (min. 150 g).
Homéopathie
Arnica montana 5ch
Si traumatisme important : Arnica 15ch, même posologie
En fonction de l’évolution :
- hamamelis 5ch : hématome hors proportion avec l’importance du traumatisme
- ledum pallustre 5 ch : si l’ecchymose persiste, devient verdâtre et que la région atteinte reste pâle et engourdie
- bellis perennis 5ch, si l’ecchymose disparaît, mais que la sensation de courbature persiste à l’endroit du traumatisme
- sulfuricum acidum 5 ch, si l’ecchymose ne se résorbe pas et semble au contraire durcir pour former un caillot
Localement
- arnica TM ou de l’HE d’hélichryse
- si plaie : tm calendula. Attention! pas de TM d’arnica qui risque de provoquer une inflammation, des démangeaisons, voire des vésicules (cloques) et une nécrose des tissus blessés.
Allergies, alimentation et nutrithérapie
Vous pouvez diminuer vos réactions allergiques en modifiant vos comportements alimentaires. Prenez des compléments pour suppléer vos carences éventuelles. Je conseille également d’ajouter une cure homéopathique, du ribes nigrum bg (en période de crise). Faites également une cure pour le foie deux fois par an.
Régime « anti-allergique »
1- gardez le traitement symptomatique et prophylactique le temps de mettre en place le traitement de fond (1 à 3 mois), afin de permettre la réduction progressive des médicaments (ex : cétirizine, cromoglicate de Na en local). Evitez l’aspirine et les AINS.
2- Traitez les facteurs infectieux ( bronchite, candidose)
3- Réduisez au maximum la pollution. La plus importante étant le tabac qui provoque des dégâts au niveau des bronches et des voies digestives .Parmi les autres sources de pollution, on peut citer : l’eau du robinet (chlore, plomb, aluminium), certains cosmétiques, les meubles en contre plaqué….
4- Corrigez les déficits en acides gras essentiels. Il faut environ 18 mois pour modifier la composition lipidique totale. Privilégiez les omégas 3 : poissons, huile de colza, et huile de lin.
Les femmes enceintes doivent éviter de consommer certains poissons : l’espadon, le requin, le thon, la daurade, le brochet qui sont de grands prédateurs pleins de mercure. Le saumon sauvage contient plus de mercure que le saumon d’élevage car celui-ci reçoit des aliments contrôlés mais il contient plus d’oméga 3. Le hareng, le maquereau, la sardine, les anchois sont moins chers et sont plus riches en oméga 3. Les boites de poisson sont acceptables mais faites attention à la qualité de l’huile.
Le mode de cuisson du poisson est importante car thermosensible. Cuisez-les de façon douce ou mangez-les marinés crus marinés au citron/ vinaigres (sushis), en tartare, cuit à la vapeur, au four vapeur, au four classique à 60°, en croûte de sel, en tagine, en court bouillon ( dès que l’eau est arrivée à ébullition, coupez le gaz et laissez cuire le poisson.
Parmi les contre indications des oméga 3 sont, il y a : la prise d’ aspirine (augmentation de son intolérance, augmentation du temps de saignement), en pré opératoire, le 3° trimestre de la grossesse, la psychose maniaco dépressive car fluidifie toutes les membranes
5- Modifiez vos comportements alimentaires : prenez un petit déjeuner avec du thé et des céréales complètes avec un lait alternatif, buvez 1,5 L d’ eau minérale par jour, 2 légumes frais par jour, 3 à 6 poissons gras par semaine, 3 à 4 c à soupe huile (colza, olive,..) par jour et 2 à 3 fois par semaine des légumineuses
6- Diminuer l’alcool, les graisses saturées et trans , les sucres rapides pris en dehors des repas, les produits laitiers. L’ adulte préférera ses les produits fermentés au lait .
Suppléments alimentaires utiles en cas d’allergie
1. d’ HUILE ONAGRE : 3 à 6 g par jour dans la salade, sur les féculents et légumes. Conserver au frigo
2. du magnésium car le magnésium inhibe la dégranulation du mastocyte. Des doses de 300 mg de magnésium par jour donnent des bons résultats. Augmentez les doses de magnésium avant la saison allergique Les sources alimentaires sont les oléagineux, le poisson, les fruits de mer. 1000 Kcalories bien choisies apportent 120 mg de magnésium ; la femme consomme journellement 1700 Kcal, l’homme 2000 ; or les besoins journaliers en magnésium sont de 450 mg donc les apports sont trop faibles. Les contre indications sont l’insuffisance rénale sévère, la myasthénie
3. la vitamine C à raison de 1 g par jour : actuellement on sait synthétiser de la L vitamineC
4. vitamine E : 400 mg par jour
5. des anti- oxydants : ne sert qu’à compléter une alimentation qui doit être riche en légumes et fruits
6. des flavonoïdes (ex : le daflon®) à raison de 3 à 6 comp par jour. Les flavonoides sont utiles quand il y a inflammation du tissu conjonctif. Les sources naturelles sont le thé vert, le vin rouge, les pépins de raisin (OPC ou picnogénols), l’extraits de myrtille, les citroflavonoides, la rutine, l’hespéridine, le ginkgo ; il y a synergie entre les différentes familles, préférer des associations plutôt que des méga doses. Préférez les consommer le matin et midi car ils sont dynamisants. Evitez de les prendre avec un repas gras car leur catabolisme hépatique est alors ralenti.
7. Comblez les déficits en zinc. Il faut 30 mg par jour Le zinc issu des produits végétaux n’est pas absorbable, ses meilleures sources sont les fruit de mer, le foie, la viande, le poisson. Son déficit est fréquent chez les personnes âgées; il faut 3 à 6 mois pour combler un déficit en zinc et 1 an au-dessus de 60 ans. Le citrate de zinc est la forme la mieux absorbée
8. Comblez vos déficits en vitamine B : B6 : 100 à 150 mg par jour 1 à 2 mois. Ses sources alimentaires sont les légumineuses, les céréales, les bananes, le poisson
9. Eviter le fer dans les compléments alimentaires. Déterminez le statut en fer par le dosage de la ferritine. Les flavoinoïdes permettent d’empêcher une surcharge en fer
En cas de réactions aux sulfites, prenez du molybdène de façon naturelle (légumineuses, céréales, foie).
Remèdes naturels pour les calculs urinaires
Les calculs urinaires
La majorité des calculs rénaux (80 à 90 % des cas) sont des cristaux de calcium (oxalate 50 %, phosphate, carbonate). Il en existe aussi composés d’urates, cystine. Après avoir consulté votre médecin, voici quelques remèdes naturels. ! quand vous éliminez un calcul, conservez-le pour faire une analyse médicale.
Remèdes naturels à base de plante
- le chrysanthelum americanum : a la propriété de désagréger les petits calculs et de stabiliser les grands. Il s’utilise en cures régulières.
20 jours par mois pendant 3 mois puis 10 j tous les 2 mois - l’orthosiphon : bon diurétique, il est également utilisé dans les états inflammatoires chroniques de la vessie. L’élimination de petits calculs fait supposer un effet sur les diamètres des uretères.
- la piloselle : bon diurétique favorisant l’excrétion de l’urée et des chlorures. On utilise de préférence des plantes fraîches, des infusions ou des TM.
Les principaux aliments contenant des oxalates
Epinards 320 à 600 mg
Pomme de terre 40 mg
Thé 370 mg
Orange 24 mg
Chocolat 30 mg
Cacao 450 mg
Oseille 300 mg
Rhubarbe 300 mg
Chicon 25 mg
Céleri 50 mg
Concombre 40 mg
Betterave 340 mg
Eviter les calculs urinaires d’oxalate de Ca par l’alimentation
Boire beaucoup !
La consommation d’un demi à un litre de jus de pomme, orange ou pamplemousse augmente le pH urinaire et les citrates urinaires, ce qui diminue le risque de précipiter une pierre urinaire d’oxalate de Ca.
A évaluer éventuellement : l’équilibre acido-basique.